Mon étape allemande : Ljiljana Bulic

1) Revenons au début, quand tu as décidé de répandre le taiko autour de toi. Quand as-tu eu ta première rencontre avec l'instrument ? Quelle a été alors ta principale émotion ?

En 2002 je jouais surtout des bongos et des congas, de la musique latine. Dans le groupe de répétitions il y avait un joueur de cajon (Johannes Ruppel), qui me fit savoir qu’il organisait un stage et me demanda si je pouvais être intéressée par le taiko. Je dis oui et alla au stage. Je jouais des tablas et des bongos, petite j’avais fait du piano, et de la danse pendant des années… et pourtant, j’avais du mal à coordonner les rythmes et les mouvements du corps. Cette technique était pour moi une nouveauté absolue, je n’avais jamais vu un concert de taiko, juste une affiche à Pékin quand je vivais là-bas. Toutefois, cet instrument m’intriguait, alors j’ai commencé à fréquenter les cours. Et j’ai compris que j’aimais le son profond du tambour, j’aimais les mouvements, le côté sérieux et profond de cette discipline, la position que je devais assumer avant de pouvoir jouer. En faire, me donnait un sens de force et d’envie de continuer à jouer quoi qu’il arrive. Le son du tambour m’accompagnait dans ce voyage dans le moi profond et était un support à ce sentiment merveilleux. Les choses et les personnes autour de moi, simplement n’étaient pas là.


2) En termes de lieu et de matériel, comment cela fonctionne-t-il ou a-t-il fonctionné à Francfort ? As-tu dû louer une salle pour tes cours et pour stocker les tambours ?

Ou existe-t-il des lieux publics que les associations culturelles peuvent utiliser gratuitement ?